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Chantier : les normes en matière d’habillement

Le port de tenues de travail s’applique à un grand nombre de salariés dans le monde entier. Cela peut être par mesure de sécurité ou pour véhiculer l’image de l’entreprise. Quoi qu’il en soit, les sociétés veillent à faire en sorte que leurs employés puissent travailler en toute assurance grâce au port de ces vêtements spéciaux. Il existe cependant des règles à respecter concernant ces derniers. Si vous ignorez quelles sont les normes en matière d’habillement sur un chantier, découvrez-les à travers cet article.

Les différences entre EPI et vêtements de travail

Les vêtements de travail servent à protéger leurs utilisateurs des salissures occasionnées par leur métier. Ils peuvent également constituer un vecteur d’image et caractériser une profession. Ici, il est surtout question d’uniforme comme dans l’hôtellerie-restauration ou dans l’aviation.

Quant aux EPI, il s’agit d’une catégorie spéciale de tenues de travail. Ils permettent à leurs porteurs de se protéger contre les risques et les dangers liés à leur activité et constituent un habillement professionnel respectant les normes en vigueur. À chaque risque du métier correspond un EPI distinct.

Les principales normes en matière d’EPI

Il existe de nombreuses normes autour des EPI. Voici quelques détails sur les principales.

La norme NF EN ISO 13 688 : 2013

Il s’agit d’une norme internationale touchant les exigences générales de performance en rapport avec l’ergonomie, l’innocuité et la désignation des tailles. Le vieillissement, la compatibilité et le marquage des vêtements de protection sont aussi concernés. Cette norme est souvent associée à d’autres.

La norme EN ISO 11 612 : 2015

Cette norme internationale concerne les exigences des vêtements protégeant contre la chaleur et/ou les flammes.

La norme NF EN ISO 11 611 : 2015

Il s’agit d’une norme internationale qui spécifie les exigences essentielles de sécurité des vêtements de protection pour les opérations de soudage. Cela concerne notamment les cagoules, les tabliers, les manches et les guêtres destinés à défendre le corps de l’utilisateur. La tête et les pieds sont également inclus. L’équipement se porte lors des opérations de soudage et de celles impliquant des techniques connexes engageant des risques similaires.

La norme EN 13 034 + A1 : 2009

Il s’agit d’une norme européenne relative aux vêtements de protection contre les produits chimiques liquides.

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La norme IEC 61 482-2 : 2018

Cette norme concerne les vêtements de protection utilisés pour se défendre des dangers thermiques issus d’un arc électrique.

La norme EN ISO 20 471 + A1 : 2016

Cette norme internationale s’applique pour les vêtements à haute visibilité qui servent à signaler visuellement la présence de l’utilisateur.

La norme EN 14 404 + A1 : 2010

Cette norme concerne les exigences relatives à la protection des genoux. Elle s’applique pour les travaux qui nécessitent une position engageant ces derniers. Elle demande des marquages de protections de cette partie du corps et une notice d’information du fabricant.

La norme EN 14 058 : 2017

Cette norme concerne les performances des vêtements destinés à la protection dans des environnements frais. Il s’agit notamment de températures supérieures à -5 °C.

La norme EN 342 : 2017

Cette norme est relative aux performances des ensembles vestimentaires. Il s’agit notamment des équipements deux-pièces ou des combinaisons. Ces tenues sont destinées à protéger le porteur contre les conséquences d’un travail dans des environnements froids. En l’occurrence, les températures peuvent être inférieures ou égales à -5 °C.

La norme EN 343 : 2019

Cette norme concerne les performances des matériaux et des vêtements prêt-à-porter utilisés pour la protection contre les intempéries. Les précipitations sous forme de pluie ou de neige, par exemple, en font partie. L’équipement est également destiné à se défendre contre le brouillard et l’humidité du sol.

La norme EN 381-11 : 2003

Cette norme européenne aide à évaluer la sécurité offerte par les vestes de protection anti coupure. Ces dernières servent surtout à prémunir le porteur des coupures éventuellement occasionnées par les scies à chaîne tenues à la main.

Les risques encourus par l’employeur en cas de non-respect de ces normes

Le non-respect des normes peut entraîner des accidents et donc des préjudices aux travailleurs. À cet effet, il est possible d’engager la responsabilité civile et pénale de l’employeur. Ce dernier peut alors être sujet au paiement d’une amende et à une peine d’emprisonnement. Cela s’appliquerait dans le cas où le salarié serait le seul responsable du dommage. Les sanctions encourues dépendent notamment de l’étendue du manquement de l’employeur et de la gravité des blessures du salarié.

Si le salarié est dans l’incapacité totale de travailler en raison de l’accident, l’employeur encourt de 1 à 3 ans d’emprisonnement et une amende de 15 000 à 45 000 euros. Si l’accident implique le décès du collaborateur, le responsable risque d’écoper 5 ans de prison et une amende 75 000 euros.

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Les EPI indispensables à porter sur un chantier

Voici les équipements indispensables à porter sur un chantier :

  • les EPI gants de chantier : la protection des mains est essentielle afin d’éviter les accidents du travail,
  • les EPI contre les chutes de hauteur sur un chantier : ils permettent d’éviter les chutes de hauteur et de protéger l’utilisateur en cas de perte d’équilibre,
  • les protections vestimentaires : elles défendent les travailleurs contre les aléas météorologiques, le feu et le froid extrême,
  • les casques de sécurité : ils servent notamment à protéger la tête des ouvriers contre les chutes,
  • les protections des oreilles : elles aident à se prémunir des niveaux sonores élevés et potentiellement dangereux,
  • les lunettes de protection : elles sont indispensables en cas de projections de poussières, de débris ou de produits chimiques,
  • les chaussures de sécurité : elles protègent les pieds des risques de blessures, des réactions chimiques et des chutes d’objets,
  • les protections des voies respiratoires : elles aident à se défendre contre les substances dangereuses présentes dans l’air sur un chantier.

Attention, veillez à bien former vos travailleurs à l’utilisation des EPI avant le début des chantiers.

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