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OUVERTURE DU NOUVEL ESPACE D'EXPOSITION : Conversation entre Melanie Meffrer Rondeau & Olivier Belot

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Après le pari fou mais judicieux de planter votre galerie au coeur des Puces de St Ouen, dans un  ancien hangar, vous voilà à Paris, boulevard Magenta. Pourquoi ce quartier ?

ELLE   LUI

Mélanie Meffrer Rondeau : Nous aimons l'idée d'être dans un quartier qui se construit, qui change. Et puis être la seule galerie dans cette zone géographique nous permet de croire que nos visiteurs ont un peu plus de temps. Et puis c'est aussi se confronter à un public qui vient pour la première fois dans une galerie.

 

Olivier Belot: Ce qui nous intéresse, c’est de ne pas suivre un mouvement et d’amener à voir l’art dans des quartiers inattendus. Sortir de notre zone de confort est une nécessité. Les artistes se posent en permanence cette question de l’humain, du social et du politique. Et nous ne pouvons pas en faire abstraction.

Retour à un format classique de galerie ou à nouveau un lieu « pas comme les autres » ?
Quelle sera la dynamique de ce nouvel espace ?

M.M.R. : Nous n'aurons pas d'ouverture sur la rue, et à l'intérieur, les espaces ne seront pas configurés comme un white cube. C'est un peu comme une maison que nous ouvrons Olivier et moi... 

 

O.B. : Nous rêvions d’une maison pour les artistes. Ce que nous avons toujours essayé de mettre en avant et que nous concrétisons avec ce nouvel espace. Le format est probablement moins contraignant pour nous tous et c’est avant tout un lieu de vie.

Un indice sur la programmation ?
Poursuivrez-vous une programmation hors les murs ? Projets de foires à l'étranger ?

M.M.R. : Dans l'espace de la galerie, nous allons proposer aux artistes de faire des expositions toutes les 8 semaines environ. Cet espace doit vivre et être habité.
Nous aimerions inviter des commissaires à travailler avec nous, et avons également de nouvelles collaborations comme avec Stéphanie Rollin et David Brognon.
Nous sommes très heureux de notre première participation à la FIAC cette année et nous réjouissons de la grande exposition de Douglas Gordon programmée à la galerie en octobre 2017 ainsi que la première exposition personnelle à Paris de Gaëlle Choisne, début 2018.

 
 

 O.B. : Nous sommes pour la première fois acceptés à la FIAC. C’est une vraie joie. Concernant la programmation hors les murs, le rôle d’une galerie est aussi de trouver d’autres possibles et de donner à voir le travail de ses artistes en nouveauté.
Il est important de ne pas institutionnaliser le monde des galeries et de proposer aussi d’autres formats.

Vous travaillez ensemble depuis de nombreuses années maintenant.
Quel est votre secret de longévité ? En d'autres termes, qu'est ce qui vous fait tenir ?

M.M.R. : Oui cela fait 15 ans que nous travaillons ensemble. Il nous a fallu du temps pour apprendre à se connaitre et à s'apprécier (ce qui n'était pas du tout le cas les premiers temps...) Mais aujourd'hui nous avons trouvé une façon d'avancer ensemble pour faire grandir ce projet. Nous parlons beaucoup, sans cacher nos désaccords et essayons de toujours trouver l'angle qui nous permette à chacun de se sentir à l'aise.
C'est comme dans un couple....communication, compromis, patience....et beaucoup d'amour.

 
 

O.B. : Le respect et l’écoute de l’autre. Ne pas attendre de mon associée qu’elle me ressemble, mais au contraire de comprendre ses différences, ses complémentarités. C’est se dire les choses tendres mais aussi les choses dures. 

Until then .... Mais comment voyez vous les 10 prochaines années ?

M.M.R. : Comme un fou rire… 

 

O.B. : Ce que je nous souhaite c’est d’avoir la même curiosité pour les oeuvres. Et ne pas tomber dans la seule sacralisation de l’objet mais rester un lieu d’expérimentation pour les artistes

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